[wpml_language_selector_widget]

les actions

FILOLEMA

Valoriser la luzerne

Le PEI (Partenariat Européen d’Innovation) FILOLEMA a pour objectif la création de filières locales simples autour de la production laitière bovine à partir de la récolte fractionnée de luzerne et de trèfle violet. L’objectif : apporter une réponse au besoin d’indépendance en protéines végétales locales dans l’alimentation animale.

À propos du projet AIDE BV DEMAIN

Le projet AIDE BV DEMAIN est piloté par le FEDER élevage.

 

Montant du projet :

Présentation du projet

  • Pour atteindre ces objectifs, les acteurs de Bourgogne-Franche-Comté se sont rassemblés dans la création d’une filière laitière autonome au niveau de l’alimentation du troupeau et fondée sur plusieurs aspects :
    la production locale des légumineuses majeures (luzerne et trèfle violet),
  • leur récolte « fractionnée », une solution innovante, assuré par le recours à une machine agricole spéciale,
    leur transformation spécifique assurant l’obtention d’une matière première riche en MAT et d’une qualité constante

L’ambition derrière le PEI FILOLEMA est d’améliorer le revenu et la qualité de vie des éleveurs tout en renforçant la résilience de l’économie agricole ; ceci grâce à la valorisation de pratique et de production présentant des bienfaits environnementaux intégrés dans une logique de filière.

Le projet a témoigné d’un vif intérêt en Région Bourgogne-Franche-Comté, notamment par sa complémentarité et les liens à créer avec les autres projets régionaux qui traitent de l’autonomie protéique (GO PROTEIN, PROFILAIT, PAPSAAL, PSDR dont PROSYS et POEETE etc.). Dès l’émergence, les acteurs agricoles ont affirmé leur intérêt (Dijon Céréales, Chambre d’Agriculture de Saône-et-Loire et de Côte-d’Or, INRAe, Institut Agro Dijon, etc.) sur ce projet dont l’innovation majeure se trouve être dans la récolte et les mélanges de fourrages pour constituer la ration. La phase d’émergence a réalisé plusieurs démonstrations qui ont regroupé plus d’une cinquantaine de personnes (les agriculteurs, utilisateurs finaux, les conseillers agricoles, les représentants de filières, mais aussi des entreprises privées). Une enquête a été menée pendant ces démonstrations et les participants se sont prêtés à l’exercice. Proposant des pistes d’amélioration constructives, ils se sont toutefois montrés très intéressés par le concept.

Objectifs du projet

  • Renforcer l’autonomie protéique de l’élevage en réduisant la dépendance aux compléments azotés (importés et OGM).
  • Utiliser des sources de protéines déjà présentes et naturellement adaptées aux sols et climats en France.
  • Faciliter l’autonomie protéique des élevages français.
  • Proposer des essaies de récolte fractionnée.
  • Proposer une solution de stockage responsable et durable.
  • Concevoir une alimentation riche en protéines.
  • Étudier la rentabilité de l’intégration d’une luzerne dans les assolements.
    Intégrer les enjeux environnementaux.

 

Calendrier du projet

5 ans : de septembre 2024 à août 2029

Le projet se déroulera sur une période de 3 ans, avec une montée en puissance progressive allant de la conception du modèle jusqu’à sa diffusion et sa valorisation.

Année 1 : conception et lancement opérationnel (structuration du modèle et préparation des acteurs)

Années 1 à 3 : déploiement et accompagnement (mise en œuvre terrain et suivi des exploitations pilotes)

Années 1 à 3 : pilotage et amélioration continue (évaluation et adaptation du dispositif)

Année 3 : valorisation et diffusion (capitalisation et transfert des résultats)

Partenaires du projet

Résultats

Les constats de la phase d’émergence

Les résultats du projet FILOLEMA ont été présenté par les partenaires lors de la réunion de clôture qui s’est déroulée le 15 décembre à Bretenière (21).

Le travail d’enquête auprès des acteurs de terrain a permis d’apporter de nouveaux constats sur la filière. L’utilisation de la luzerne dans les rations alimentaires des bovins laitiers n’est que timide pour plusieurs raisons évoquées par les enquêtés :

  • Contrainte de la qualité sanitaire lors d’une conservation par voie humide (enrubannage et ensilage).
  • Forte friabilité des feuilles lors d’un séchage en champ notamment pour certains, la luzerne est trop riche en fibres pour s’intégrer en rations.
  • La disponibilité de terres pour cultiver une surface suffisante pour le troupeau.
  • Le prix de la luzerne parfois moins compétitif par rapport à d’autres sources de protéines.

 

Des changements sont en cours par rapport à ce contexte, notamment :

  • L’augmentation de la surface en herbe et de la place de l’herbe dans la ration notamment avec une récolte plus précoce et de meilleure qualité
    en changeant le mode de conservation (séchage en grange).
  • Augmenter la surface en protéagineux pour une meilleure autonomie protéique.
  • Rotation et implantation multiples.

 

Les résultats du projet seront mis à la disposition sur le site d’Actif Solaire.

Contact, référente du projet :

Landry DOKO
landry.doko@agronov.com
06 73 05 18 15

Rejoignez-nous